Sujet taboo ? Comment aborder la Mort avec les enfants ?

Bonjour à tous, aujourd’hui me voilà avec un sujet sensible la Mort. Chacun de nous y est confronté à un moment donné et plus ou moins fréquemment. Je trouve que ce sujet peut-être taboo, car il est difficile d’en parler, difficile de parler de ce que l’on ressent tout simplement.

C’est un sujet qui me trotte beaucoup dans la tête consciemment et inconsciemment puisque je me réveille la nuit avec ça dans la tête et que mes nuits sont plus épuisantes que reposantes.

1 – En tant que soignante

En tant que soignante, je suis régulièrement confrontée à la mort. C’est toujours quelque chose de difficile, car il faut être présent pour le patient, pour sa famille. Il faut faire preuve d’écoute, il faut prendre sur soi et laisser plus ou moins ses propres sentiments de côtés tout en faisant preuve d’empathie. Il faut répondre aux besoins du patient, mais aussi de la famille autant que nous le pouvons. Mais il ne faut oublier que le patient est tout de même prioritaire.

D’ailleurs, parfois, nous pouvons avoir des directives anticipées. C’est un document que le patient à rempli en tout état de conscience sur les soins qu’ils souhaitent ou pas recevoir le jour où il ne pourra plus l’exprimer.

Je suis donc mise à rude épreuve parfois régulièrement, parfois moins.

Je le dis pour que ça soit su et entendu, compris : nous prenons le plus grand soin de nos patients et encore plus dans ces moments de fin de vie. Nous prenons plus de temps qu’avec les autres patients, nous prenons LE temps qu’il faut. Et sincèrement, je m’en fiche d’être en retard à ma pause repas du moment que mon patient, ma patiente soit bien confortable et non douloureuse (il en va de même pour les patients qui ne sont pas en fin de vie).

Dans ces moments, nous échangeons beaucoup au sein de l’équipe médicale, para-médicale, autour de notre ressenti, des idées du patient, sur sa douleur, ses expressions, … Nous « savons lire » sur le visage d’un patient le signe d’une douleur. L’expérience nous aide à voir même si le patient ne nous le dit pas. Mais parfois, il arrive que nous arrivions pas à distinguée cette douleur car certaines personnes arrivent à garder/dissimuler celle-ci.

Il y a également les douleurs, le mal-être psychologique et là, nous pouvons faire appel au psychologue qui nous ai souvent d’une grande aide.

(photo prise sur Google images)

2 – En tant qu’adulte, ce que je pense, ce que je ressens

En tant qu’adulte, je suis sensible à cet évènement, ce changement d’état, de la vie à la mort. Je suis touchée comme nous tous. Parfois plus, parfois moins, tout dépend de notre attachement, de l’affinité que nous pouvons avoir avec ce patient. Tout dépend aussi de notre passé et de notre vie personnelle quoi qu’il en soit.

Et dans la vie perso, un deuil est toujours une étape difficile. Heureusement, pour moi, je n’en ai pas connu beaucoup. Mais je me souviendrais toujours de mon premier enterrement, celui du frère de ma meilleure amie, j’étais en CP ou CE1. Je me souviendrais toute ma vie de ce cri de douleur de cette maman. Ce cri que je comprends d’autant plus en tant que maman aujourd’hui.

Et puis, il y en a eu d’autres et il y en aura encore …

3 – En tant que maman, ce que je pense, ce que je ressens

En tant que Maman, j’ai mal pour mes enfants, mal de leur dire la vérité. En tant que Maman, je ne sais quel mot utiliser, je ne sais quoi leur dire. Je ne sais pas si nous devons prévenir ou laisser les choses se faire. Comment doit-on aborder la Mort avec des enfants ? Doit-on en dire quelque chose ? Comment aider nos enfants à s’exprimer, à parler, à communiquer ? Devons-nous utiliser des supports, des exemples ?

De ce côté, je me pose mille et une questions … et j’ai besoin d’aide.

Comment avez-vous parlé de la mort à vos enfants, avant ou après un décès ?

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8 thoughts on “Sujet taboo ? Comment aborder la Mort avec les enfants ?

  1. Nous avons été confronté à ce sujet il a un mois de cela avec la mort de mon grand père, le « pépé  » de ma fille de 5 ans…. une figure emblématique pour moi, mais aussi pour elle. …Nous avons choisit de lui en parler….d’une parce que elle est pas folle et se demandait ou était passer son arriere grand pere et de deux parce que elle a bien vu que jetait triste….Nous avons choisit de lui en parler autour d’un livre emprunter à la bibliothèque « mon grand père « de Christine Schneider ….Nous avons choisit aussi de l’emmener sur la tombe de mon gRand père pour lui montrer ou il était. …Et puis nous avons décider de ne pas lui cacher la mort….Vu le monde qui nous entoure….Et puis

    1. Et puis la vie continue et on s’entoure de l’amour des nôtres et des petites habitudes du quotidien pour avancer. …Comme ton rendez vous quotidien qui moi ma bien aider à chercher du bonheurs dans ses jours difficiles …..

      1. SI mon RDV t’a aidé, alors je suis ravie.
        Ainsi chacun, chacune s’efforce à trouver un petit quelque chose de positif … même si certains jours l’envie n’y est pas !

    2. Nous aussi, nous y avons été confronté très récemment et finalement on a laissé parler notre cœur, on a préparé nos filles.
      Et puis, ça s’est passé. J’ai simplement refusé le funérarium mais elles ont assisté à l’enterrement.

  2. <3
    Je pense qu'il faut suivre son cœur, ses ressentis,
    Et pour les enfants faire en fonction de leurs caractères, comment ils réagissent face à la santé qui se dégrade,…
    Je pense que tu trouveras les clés le moment venu et en écoutant et parlant avec elles.
    Plein de courage <3

    1. Merci de ton soutien, de ton écoute 🙂
      C’est vrai que les enfants sont très doués pour comprendre, j’en ai eu la preuve.
      C’est même un peu désarmant pour nous …

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